
Dans cinq villages du Mali, Islamic Relief construit des forages solaires, des points d’eau sécurisés et forme les habitants à les gérer, pour que 10 000 personnes aient enfin accès à une eau potable durable.


Au Mali, trouver de l’eau potable est un défi de tous les jours pour les familles des villages ruraux. Dans les cercles de Kati et de Bougouni, une enquête menée en juillet 2025 montre qu’en moyenne 46 % de la population a accès à une source d’eau potable. Il faut marcher en moyenne 1 heure pour aller chercher de l’eau, et dans les villages visités, plus de 80 % des ménages boivent une eau qui n’est pas sûre. Ce sont surtout les femmes et les filles qui portent cette charge, au détriment de leurs activités et de la scolarité des filles.
Avec le soutien d’Islamic Relief Suisse, Islamic Relief Mali met en œuvre pendant 15 mois la « Clean Water and Women Initiative » dans les villages suivants :
L’objectif est d’offrir une eau potable sûre et durable à 10 000 personnes, dont 5 100 femmes et 4 900 hommes.
Quatre points de distribution carrelés, avec deux robinets chacun, rapprocheront l’eau des foyers. Des lampadaires solaires permettront aux femmes et aux filles de puiser l’eau en sécurité, même le soir. Une aire de lavage carrelée, avec un puisard, sera aménagée près de chaque point d’eau pour que la vaisselle et le linge ne polluent plus l’eau potable.
Pour que ces installations durent, les habitants en seront les premiers acteurs. Chaque village élira un comité de gestion de l’eau, composé en majorité de femmes et formé à la gestion et à l’entretien des installations. Deux réparateurs par village seront formés et équipés d’outils pour dépanner rapidement. Un comité d’hygiène animera 25 séances de sensibilisation sur le lavage des mains avec du savon, la gestion des déchets et les risques liés à l’eau stagnante, alors que 89 % des ménages n’ont pas de dispositif pour se laver les mains.
Le projet soutient aussi l’autonomie financière des femmes : dix associations villageoises d’épargne et de crédit réuniront 250 femmes. Chaque groupe recevra un fonds de roulement pour financer de petits commerces, du maraîchage ou de l’élevage. Avec l’eau plus près des maisons, les femmes gagneront du temps, les maladies liées à l’eau reculeront et davantage de filles pourront aller à l’école.