
Au Yémen, 139 patients atteints d'insuffisance rénale dépendent d'un centre de dialyse qui risque de fermer. Avec Islamic Relief Suisse, nous équipons le centre de Zabid pour garantir des soins gratuits et continus.


Au Yémen, des années de guerre, de maladies et de crise économique ont mis le système de santé à genoux. Dans le gouvernorat d'Al-Hodeidah, l'un des plus touchés par la faim et la pauvreté, l'épidémie de choléra de 2017 a laissé de nombreux survivants atteints d'insuffisance rénale. Pour eux, la dialyse est vitale : sans elle, ils ne peuvent pas vivre. Comme il n'existe aucune greffe de rein dans le pays, ces patients dépendent des machines à vie.
Le centre de dialyse de Zabid soigne 139 patients de la région, mais il est au bord de la fermeture. Son toit s'est effondré pendant la saison des pluies, sa station de traitement de l'eau, indispensable au fonctionnement des machines, est défaillante, et les infirmiers spécialisés ont dû arrêter de travailler faute de rémunération. L'appui qu'il recevait de l'OMS a pris fin en 2022 et aucun autre partenaire n'a pris le relais. Les centres voisins sont déjà saturés.
Avec le soutien d'Islamic Relief Suisse, Islamic Relief Yémen intervient pendant six mois pour que le centre reste ouvert. Le projet prévoit l'achat de nouvelles machines de dialyse, des solutions de dialyse et des médicaments, la réhabilitation de la station de traitement de l'eau, ainsi que des indemnités pour 12 soignants pendant quatre mois. Les soins sont gratuits et ouverts à tous : hommes, femmes, enfants et personnes en situation de handicap.
L'objectif est de permettre aux 139 patients de recevoir jusqu'à 1 390 séances de dialyse par mois, contre environ 1 080 aujourd'hui. Les besoins réels se situent entre 1 112 et 1 390 séances, et une hausse de 20 % du nombre de patients est attendue.